Ostéopathie en Entreprise 2017-05-17T00:20:42+00:00

Ostéopathie en Entreprise

Aujourd’hui, nous, ostéopathes, sommes enclins à penser qu’il est intéressant d’élargir <class= » »>notre domaine d’activité  à l’entreprise afin, d’une part, de faire connaître cette approche thérapeutique différente et, d’autre part, montrer son rôle préventif, curatif et d’écoute. Ceci permet de limiter les arrêts de travail et les maux qui en découlent, et ainsi d’améliorer le bien-être des salariés.
 Le mal récurrent des salariés est désigné ici sous le terme « TMS » c’est à dire « troubles musculo-squelettiques », c’est à dire les maux de dos, des membres supérieurs… invalidant le salarié. Sans oublier le facteur stress.

Les TMS sont des pathologies plurifactorielles à caractère professionnel. Elles résultent d’un déséquilibre entre les capacités fonctionnelles des personnes et les exigences des situations de travail. Le plus souvent sont associés : des gestes répétitifs, une mauvaise posture de travail et une forte contrainte de temps, sans possibilité de récupération suffisante, on parle alors d’hyper sollicitation.

Prévenir le risque lié aux TMS est devenu un véritable enjeu économique et social. Le sujet est devenu une des questions les plus préoccupantes dans le domaine de la santé au travail, compte tenu des conséquences humaines graves qu’elle entraine pour les salariés et les coûts importants qu’ils engendrent pour les entreprises et collectivités. Plusieurs enquêtes faites par la caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) ont montré une émergence de ces troubles : un salarié sur quatre subirait des contraintes articulaires potentiellement génératrices de TMS. Les TMS constituent actuellement les pathologies professionnelles de loin les plus répandues dans les pays industrialisés.

De plus, les conditions de travail représentent une des causes de stress les plus fréquentes et en particulier les plus souvent avouées. Chacun a son propre stress et sa capacité d’adaptation. Certains agents de stress mal ressentis par des individus paraissent à d’autres tout à fait anodins. Chacun dispose de moyens différents pour lutter contre le stress et d’une capacité à résister et à s’adapter plus ou moins forte, il n’en reste pas moins vrai que ces capacités peuvent être dépassées (même chez les plus résistants). Les stress s’accumulent et peuvent devenir nocifs. Il vaut mieux mettre en place des stratégies de prévention identifiant les sources de stress et favorisant les interventions visant à réduire les agents stressants.

L’absentéisme a des répercussions importantes sur l’organisation de l’entreprise, à la fois en terme de coût, de qualité (la gestion du personnel) et peut devenir problématique car il faut envisager des remplacements et des formations. Tout cela engendre une perte de productivité, de qualité, de compétences dont il est difficile de quantifier le réel préjudice pour les entreprises et sur les relations sociales (cela peut entraîner un report de charge de travail et un absentéisme trop élevé qui peut miner à long terme la cohésion des équipes de travail).

Les patients interrogés notent des faiblesses récurrentes du système actuel :

  • Le caractère jugé trop souvent secondaire de la douleur au regard du traitement de la maladie elle-même.
  • Le manque d’écoute des professionnels de santé face à l’expression de la douleur.
  • L’absence ou l’insuffisance de pédagogie et d’information dans l’administration des traitements.
  • Le caractère relatif de l’efficacité de la prise en charge actuelle et des traitements.
  • La prééminence des critères de rentabilité sur la prise en compte des facteurs humains.
  • La surmédicalisation des traitements.
  • Les effets secondaires importants des traitements.

Les différents besoins :

Pour l’entreprise :

  • Le coût des arrêts de travail : prévention des maladies professionnelles et prise en charge d’une affection le plus tôt possible, afin de limiter le temps d’arrêt de travail.
  • Effort en faveur du bien-être au travail : une des préoccupations actuelles du monde du travail concerne le bien-être au travail. En effet, on constate que les services à destination des salariés se multiplient, comme par exemple les crèches, les salles de détente et de repos ou encore les salles de sport. Ces efforts en faveur du confort ont un but économique puisque, à moyen terme, une entreprise où les employés sont en bonne santé, et ont le sentiment d’être pris en considération, sera une entreprise plus performante. En outre, beaucoup d’entreprises souhaitent garder leurs employés et ainsi éviter qu’ils aillent à la concurrence. En effet, le taux de rotation du personnel (le turn-over) est un indice très intéressant du climat de l’entreprise et de l’appréciation du degré de satisfaction du personnel. La stabilité du personnel joue un rôle important dans la prévention des accidents du travail. Des employés bien formés et expérimentés sont une richesse pour l’entreprise.

Pour les salariés :

  • Leur 1er besoin est lié à l’existence de pathologies due à leurs activités professionnelles ce qui entraîne bien souvent des arrêts de travail.
  • Dans un 2ème temps, ils ont besoin d’un suivi régulier à titre plutôt préventif que curatif et ils ont généralement peu de disponibilité en dehors de leur activité professionnelle